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LA RESPIRATION HOLOTROPIQUE, THERAPIE AUTOGENE

Initiée dans les années 90 dans la lignée des techniques cathartiques Rebirth (1960 Léonard Orr) Cri primal (1970 Arthur Janov) elles mêmes inspirées des pratiques chamaniques, c’est l’œuvre du psychiatre Américain Stanislas Grof.

Sophrologue diplômé dès 1973, j’ai pu me former à la R.H. dès 1992 ; un monde nouveau s’est ouvert  touchant à tous les domaines anthropologie, philosophie, théologie, chamanisme et pratiques médicales ancestrales, expression corporelle et créativité artistique qui ne m’avaient pas été dévoilés par la Sophrologie.

Le sens de la vie devenait chose claire, le sens de la maladie devenait évident car je me sentais reconnecté aux forces de la nature et aux forces de vie … et je le suis resté…

    Etymologiquement, le thérapeute n’est pas celui qui guérit, ni celui qui sait mieux que l’autre ce dont il a besoin, il est  un accompagnateur de processus de transformation proposés par la vie.  Ni tirer, ni pousser l’autre, mais le guider dans le sens du processus de guérison qui le dépasse et dont il n’est qu’un humble instrument doit être son éthique.

Aussi  en 58 ans, n’ai je guéri personne ; ils ont guéri par le Réveil de leur Force de Vie inhibée.

   – La R.H. ou hyperventilation, loin d’être pathogène favorise l’expansion de conscience, l’accès au monde invisible des archétypes afin de favoriser la guérison et la création artistique.

   – En R.H. on apprend  à se faire confiance, à lâcher la tête, à rencontrer et dépasser ses peurs, pour écouter l’intelligence du Cœur et du Corps et laisser le corps et la psyché exprimer (mettre dehors) le sens des symptômes et de la maladie.

   – On apprend à écouter, à être attentif aux synchronicités (Jung), associations d’évènements n’ayant a priori aucun  lien, ce qui revient à développer l’intuition et à lui faire confiance, suivant le Koan zen :

« C’est lorsque nous comprenons qu’il n’y a rien à comprendre que nous comprenons vraiment quelque chose d’important »

   – L’hyperventilation n’est qu’un catalyseur, une manière de « mettre le feu » dans nos cellules et créer une “apocalypse“ intérieure, synonyme de révélation.

   Activer par une respiration soutenue le corps et la psyché, les laisser s’exprimer à travers symboles, métaphores, émotions et  mouvements est une libération de la violence corporelle refoulée et des émotions refoulées (chagrin, colère, frustration, tendresse, joie…) .  L’expérimentateur va y découvrir du sens vrai à son vécu tout en se libérant psychiquement et corporellement de ses conflits intérieurs.

   – Pour autant, le propos n’est surtout pas d’analyser les symptômes mais d’activer globalement l’énergie, afin de « dégeler » les circuits qui se sont figés à la suite d’expériences traumatiques.

   On sait qu’à la suite de traumatismes ( paroles humiliantes, violences physiques et sexuelles, non satisfaction des besoins anaclitiques, manque de liens affectifs… )  des fonctionnements, peuvent se trouver « gelés »,  dans des scénarios qui se répètent indéfiniment.

Les tentatives de résolution restent vaines tant que la personne ne se confronte pas à ses symptômes et aux causes originelles de ses conflits internes.

La R.H nous met en situation d’activer l’énergie corporelle et la psyché dite inconsciente pour laisser surgir et accueillir inconditionnellement toutes les manifestations psychosomatiques émotionnelles conflictuelles

LA PRATIQUE

   Dans un cadre parfaitement secure et confortable, que je nomme un «  LABORATOIRE  »  (orat et laborat)  un espace de tapis confortables, un environnement musical de morceaux choisis qui évolueront à chaque instant sont aménagés.

   Les patients (ou le , la) allongés sont invités à respirer intensément, sans attente particulière…

   L’oxygénation produit aisément un état de conscience modifié et conjointement une émergence d’émotions qu’on encourage (voix, musique, toucher) à laisser se manifester librement à travers le corps : mouvements automatiques, cris, pleurs, fou rire, vociférations , pugilat sur les coussins … processus totalement décomplexé de LIBERATION SOMATO EMOTIONNELLE.

   Après 1h à 1h30 de pratique en totale perte de notion du temps, musique appropriée aidant, survient l’apaisement, la pacification, puis l’émerveillement devant la réconciliation du soi au Soi qui, pour certains, peut confiner à l’extase.

   S’ensuit un libre débriefing n’encourageant toutefois pas le Mental à « souiller de mots » l’Ultime indicible de l’Etre qui s’est révélé.

   – En  R.H. le thérapeute comme le patient, se trouve dispensé de rechercher le centre originel du traumatisme puisque c’est la trilogie corps, âme , esprit qui fait office d’expert et le dévoile spontanément.

 – Dans le lâcher prise confiant que procure l’état de conscience modifié par LA RESPIRATION, c’est comme si un radar intérieur sondait et ciblait automatiquement exclusivement les processus psychosomatiques  enkystés pathogènes et eux seuls  qui entravent le fonctionnement de l’individu :

Intelligence et Sagesse intrinsèque de l’alliance corps/ psyché en soi, pour soi, par soi que nous n’atteindrons jamais rationnellement, pas même par un intervenant tiers se voulant sophrologue,  hypnotiseur ou passeur d’âme .

   – En résumé :

   L’activation radicale de l’énergie par la respiration vient dévoiler le refoulé et invite la personne à extérioriser pour la première fois corporellement – non plus intellectuellement- ce qu’elle n’a pu exprimer lors du traumatisme

Il est courant d’observer que les conséquences  psychosomatiques d’une agression sont moins délétères si la personne a pu lutter , crier et s’enfuir ; par contre, si elle n’a pas pu ou su « en sortir », l’action, les émotions, les cris inhibés restent engrammés dans la mémoire cellulaire et seront le lieu de prédilection des manifestations douloureuses ; on peut citer, par exemple, la persistance de tétanie et douleurs des muscles adducteurs, voire pathologie cutanée à la face interne des cuisses, mémoires traumatiques d’abus sexuels  anciens .

   Activer l’énergie de guérison, lâcher prise au niveau corps/ âme esprit, s’abandonner en confiance à l’instar des animaux qui se reposent quand ils sont fatigués, tremblent pour évacuer leur stress, jeûnent et s’allongent quand ils sont malades, afin de laisser opérer les ressources de guérison mises à disposition par la nature qui entretiennent efficacement et spontanément la Vie.

« La respiration HOLOTROPIQUE est une thérapie AUTOGENE apte à gommer les empreintes corporelles de l’esprit »  à laquelle il est aisé de s’initier en 2 ou 3 séances guidées pour « ouvrir sa Porte du Dedans »  et pouvoir ensuite pratiquer seul.

TOUJOURS DISPONIBLE AU CABINET

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